
Mascarade silésienne (réédition) @ 2018 L'Atalante | Illustration de couverture @ Genkis Genkkis
Entièrement mobilisée dans la guerre contre Havre, la Flotte royale manticorienne manque d’unités pour protéger les bâtiments marchands du Royaume dans une nation stellaire infestée de pirates comme la Confédération silésienne; or les excédents commerciaux contribuent largement à l’effort de guerre.
Une idée machiavélique germe alors dans l’esprit des pires ennemis d’Honor Harrington : pourquoi ne pas la rappeler en service actif et l’envoyer en Silésie sous couverture d’une petite escadre de vaisseaux marchands armés, avec des équipages de bric et de broc ? Si elle réussit, les cargos manticoriens voyageront en sécurité; si elle échoue, qu’elle meure sous les coups des pirates. Pile, je gagne; face, tu perds.
Fiche de lecture
Tout y est ! Entre répression de la piraterie spatiale dans un Etat failli, plongée dans les quartiers d’équipages de la Flotte Royale Manticorienne sur fond de discipline interne et de harcèlement physique et moral, ou encore des intrigues politiques et interstellaires post-coup d’Etat sur fond de vaisseaux discrets comme l'Octobre Rouge du film éponyme, Mascarade silésienne trouve un excellent équilibre.
Premier ouvrage de la saga Honor Harrington à être publié en deux tomes (pour l’édition française originale), il permet néanmoins d’aborder de manière approfondie et humaine toutes les dynamiques soulevées plus haut. Le tout sans avoir la lourdeur d'un supercuirassé !
Mieux, après les horreurs du tome précédent, Honor (et le lecteur avec lui) parvient à reprendre foi dans les vertus chevaleresques : plongée au cœur d’une zone anarchique de l’espace comme en d’autres temps où des capitaines de navires océaniques étaient au cœur de l’océan, elle est « maîtresse après Dieu » de sa mission et des gens sous ses ordres.
Si elle était aussi seule à Basilic lors de sa première affectation, les enjeux, la spatio-politique et son expérience gagnée, notamment par son statut seigneurial, l’ont rendue plus mûre. Et elle en aura besoin, de cette maturité.
Le lecteur aussi ! Mascarade silésienne poursuit la dynamique du tome précédent : violences physiques, psychologiques, voire massacres dignes de films gores (bien que ces derniers soient plus suggérés que montrés) mais qui alternent avec de véritables moments d’humanité, incarnée par une grande palette de personnages qui, pour certains, sont de véritables fusils de Tchékov à garder à l’esprit pour les tomes suivants.
Premier ouvrage de la saga Honor Harrington à être publié en deux tomes (pour l’édition française originale), il permet néanmoins d’aborder de manière approfondie et humaine toutes les dynamiques soulevées plus haut. Le tout sans avoir la lourdeur d'un supercuirassé !
Mieux, après les horreurs du tome précédent, Honor (et le lecteur avec lui) parvient à reprendre foi dans les vertus chevaleresques : plongée au cœur d’une zone anarchique de l’espace comme en d’autres temps où des capitaines de navires océaniques étaient au cœur de l’océan, elle est « maîtresse après Dieu » de sa mission et des gens sous ses ordres.
Si elle était aussi seule à Basilic lors de sa première affectation, les enjeux, la spatio-politique et son expérience gagnée, notamment par son statut seigneurial, l’ont rendue plus mûre. Et elle en aura besoin, de cette maturité.
Le lecteur aussi ! Mascarade silésienne poursuit la dynamique du tome précédent : violences physiques, psychologiques, voire massacres dignes de films gores (bien que ces derniers soient plus suggérés que montrés) mais qui alternent avec de véritables moments d’humanité, incarnée par une grande palette de personnages qui, pour certains, sont de véritables fusils de Tchékov à garder à l’esprit pour les tomes suivants.