En 1984, l'URSS lance un sous-marin de conception révolutionnaire. Tous les services secrets américains sont sur les dents. Le capitaine Ramius, l'as de la marine soviétique, chargé des premiers essais en mer, exécute l'officier politique chargé de la surveillance du bâtiment et met le cap sur les États-Unis. Les marines des deux grandes puissances sont à sa poursuite, et personne ne connaît ses intentions : revanche, provocation, geste de démence ou de paix ?
Présentation
J’ai vu ce film du haut de mes 6-8 ans, aux côtés de mon père. Et ce fut un nouveau monde « новый мир ».
Ce film a été pour moi une révélation : passion pour les sous-marins, pour la langue et la culture russes et ses personnages moralement tiraillés comme on en retrouve notamment chez Dostoïevski, musique épique d’inspiration chorale (dont « l’hymne de l’Octobre rouge » qui n’a rien à envier aux standards russes)... Il s’agit ni plus ni moins de mon film favori, qui m’a poussé à m’intéresser à tous ces sujets au point de m’initier à la langue russe !
Les personnages sont tous d’un grand charisme. Entre Sir Sean Connery campant un Marko Ramius énigmatique jusqu’au bout, un Alec Baldwin en Jack Ryan, analyste de la CIA convaincu de sa thèse hétérodoxe, ou encore James Earl Jones et sa voix grave mais ferme qu’il prêta à Dark Vador, on retrouvera dans ce film bien des talents connus de l’univers de science-fiction fantasy : entre le naïf Docteur Petrov, incarné par Tim Curry (le glaçant Ça de la mini-série éponyme) et la trop brève apparition à l’écran de Gates McFadden, qui ne se départit nullement de son attitude protectrice mais ferme du Docteur Beverly Crusher dans Star Trek The Next Generation, nous avons droit à des acteurs de talent à chaque instant.
Des acteurs de talent au service d’une intrigue glaçante : tout au long du film, la tension est oppressante. Elle est cependant allégée çà et là par des scènes profondes sur la politique ou la condition de marin et agrémentée par des répliques cultes voire hilarantes (même si celle sur les balles de pistolet a pris, avec le temps, une coloration fortement ironique eu égard aux déboires d’Alec Baldwin sur le tournage de Rust).
Si l’ambiance de guerre froide sur fond d’URSS aux bords de sa fin peut, aujourd’hui, peut-être moins parler aux jeunes générations (quoique…), le film a correctement bien vieilli au plan technique.
Mais ses défauts ont vieilli aussi : les motivations de Ramius sont assez maladroitement exposées (contrairement au roman) et certains détails peuvent agacer (le fait de fumer à bord ou l’éclair de « génie » si forcé de Jack Ryan qu’il a des aspects de « la ferme c’est le scénario ! »…).
Cependant, ces défauts ne suffisent pas à « couler » le film, qui demeure un excellent « techno-thriller », genre fondé autour du suspens entourant une technologie avancée proche de la science-fiction dite dure.
Ce n’est d’ailleurs pas étonnant, car Tom Clancy, auteur du livre dont le film a été adapté, est considéré comme un des fondateur du genre, aux côtés de rien de moins que Michael Crichton, père de l’univers de Jurassic Park (excusez du peu !).
Sur ce, je vous laisse, j’ai un hélicoptère à prendre… et « la prochaine fois que m’arrive une idée géniale, je la mets dans un mémo ! ».
Ce film a été pour moi une révélation : passion pour les sous-marins, pour la langue et la culture russes et ses personnages moralement tiraillés comme on en retrouve notamment chez Dostoïevski, musique épique d’inspiration chorale (dont « l’hymne de l’Octobre rouge » qui n’a rien à envier aux standards russes)... Il s’agit ni plus ni moins de mon film favori, qui m’a poussé à m’intéresser à tous ces sujets au point de m’initier à la langue russe !
Les personnages sont tous d’un grand charisme. Entre Sir Sean Connery campant un Marko Ramius énigmatique jusqu’au bout, un Alec Baldwin en Jack Ryan, analyste de la CIA convaincu de sa thèse hétérodoxe, ou encore James Earl Jones et sa voix grave mais ferme qu’il prêta à Dark Vador, on retrouvera dans ce film bien des talents connus de l’univers de science-fiction fantasy : entre le naïf Docteur Petrov, incarné par Tim Curry (le glaçant Ça de la mini-série éponyme) et la trop brève apparition à l’écran de Gates McFadden, qui ne se départit nullement de son attitude protectrice mais ferme du Docteur Beverly Crusher dans Star Trek The Next Generation, nous avons droit à des acteurs de talent à chaque instant.
Des acteurs de talent au service d’une intrigue glaçante : tout au long du film, la tension est oppressante. Elle est cependant allégée çà et là par des scènes profondes sur la politique ou la condition de marin et agrémentée par des répliques cultes voire hilarantes (même si celle sur les balles de pistolet a pris, avec le temps, une coloration fortement ironique eu égard aux déboires d’Alec Baldwin sur le tournage de Rust).
Si l’ambiance de guerre froide sur fond d’URSS aux bords de sa fin peut, aujourd’hui, peut-être moins parler aux jeunes générations (quoique…), le film a correctement bien vieilli au plan technique.
Mais ses défauts ont vieilli aussi : les motivations de Ramius sont assez maladroitement exposées (contrairement au roman) et certains détails peuvent agacer (le fait de fumer à bord ou l’éclair de « génie » si forcé de Jack Ryan qu’il a des aspects de « la ferme c’est le scénario ! »…).
Cependant, ces défauts ne suffisent pas à « couler » le film, qui demeure un excellent « techno-thriller », genre fondé autour du suspens entourant une technologie avancée proche de la science-fiction dite dure.
Ce n’est d’ailleurs pas étonnant, car Tom Clancy, auteur du livre dont le film a été adapté, est considéré comme un des fondateur du genre, aux côtés de rien de moins que Michael Crichton, père de l’univers de Jurassic Park (excusez du peu !).
Sur ce, je vous laisse, j’ai un hélicoptère à prendre… et « la prochaine fois que m’arrive une idée géniale, je la mets dans un mémo ! ».