
La navette spatiale américano-britannique Churchill explore un immense vaisseau extra-terrestre, apparemment naufragé, dissimulé dans la queue de la comète de Halley. Trois êtres humanoïdes, une femme et deux hommes, apparemment en état d’hibernation, sont ramenés sur le sol britannique.
Lorsque ceux-ci se réveillent, on découvre qu’ils « vampirisent » les êtres humains en leur soutirant non pas leur sang, mais leur « force vitale ». Les victimes de cette ponction, pour survivre, se voient obligés de vampiriser à leur tour, donnant ainsi naissance à une pandémie impossible à contenir...
Note
Ce film de SF horrifique réalisé par Tobe Hooper (Poltergeist, Massacre à la tronçonneuse) est inspiré du roman Les Vampires de l'Espace (The Space Vampires) de l'écrivain britannique Colin Wilson.
Présentation
Un film qui est sorti en France pile poil au moment du passage dans nos cieux de la comète de Halley, en 1986, alors que le film lui même est sorti en 1985 aux USA (et peut être en Angleterre où se situe l'action ?).
Tellement à dire.
Déjà, ce n'est définitivement pas le nanar que certains prétendent. Y'a des scènes un peu over the top, mais c'est un des rares films, avec Alien, qui mélange les genres SF et fantastique, avec ici, même s'il n'en est jamais fait mention, parce que pas de sang, mais de l'énergie vitale, de "vampires de l'espace". Reste quand même le sujet évident des pulsions sexuelles, de la vie qui se prend, qui s'échange, qui nécessite de se renouveler sans cesse.
Cette épidémie, qui ressemble à une apocalypse Zombie dans Londres, se propage rapidement, et je n'ai pas pu m'empêcher de penser, tout comme avec The Thing (1982, John Carpenter) que ce film de Tobe Hooper (connu pour son Massacre à la tronçonneuse et pour Poltergeist) montrait le spectre du Sida qui était, avec le cancer, la "maladie de l'amour" qui faisait frémir le monde. Après des années de soi-disant libération sexuelle, voila que débarquent des jeunes gens "parfaits" physiquement parlant, arrachés à leur arche spatiale cachée dans la queue de la comète (toute imagerie sexuelle est ici clairement voulue, y comprise celle du spermatozoïde, de la graine de vie future qu'on sait être les débris de glace qui parcourent notre système solaire) et qui se réveillent avec une faim insatiable, sur Terre.
Comment oublier les premières images dans l'espace, cette navette spatiale modifiée avec un moteur Nerva qui existe bel et bien, cette mission anglo-américaine, la découverte des chrysalides et de ces corps nus, humains, si près et si inaccessibles ?
Comment oublier le réveil de Mathilda May, la femme parfaite et de ses déambulations, nue, dans un centre spatial anglais qui semblait déjà totalement à l'Ouest dans les années 80 ?
Comment oublier la folie qui s'empare de Londres, de la paranoïa qui est justifiée, le feu, l'enfer, d'où va naître une nouvelle vie, l'arche déployant des ailes énormes, en orbite de la Terre pour recevoir cette énergie vitale, résultant d'une moisson sur des millions de personnes ?
Non Lifeforce n'est pas un nanar. Ce n'est pas seulement la superbe, et alors à peine majeure, Mathilda May qui n'aura pas coûté bien cher en costumière, sachant que la majorité du budget du film s'est envolé avec les décors et costumes des premières minutes du film (dans sa version cinéma, car il existe une version longue, à voir par curiosité, mais effectivement bien trop versée dans le SM et les relations étrangers entre certains personnages, on bénéficie d'un début sans les écritures du générique, mais on perd en efficacité, en rythme).
Pour moi c'était une excellente surprise, un film vu au cinéma qui a largement compensé les grosses déceptions qu'on été Krull et Dune sur la même période.
Tellement à dire.
Déjà, ce n'est définitivement pas le nanar que certains prétendent. Y'a des scènes un peu over the top, mais c'est un des rares films, avec Alien, qui mélange les genres SF et fantastique, avec ici, même s'il n'en est jamais fait mention, parce que pas de sang, mais de l'énergie vitale, de "vampires de l'espace". Reste quand même le sujet évident des pulsions sexuelles, de la vie qui se prend, qui s'échange, qui nécessite de se renouveler sans cesse.
Cette épidémie, qui ressemble à une apocalypse Zombie dans Londres, se propage rapidement, et je n'ai pas pu m'empêcher de penser, tout comme avec The Thing (1982, John Carpenter) que ce film de Tobe Hooper (connu pour son Massacre à la tronçonneuse et pour Poltergeist) montrait le spectre du Sida qui était, avec le cancer, la "maladie de l'amour" qui faisait frémir le monde. Après des années de soi-disant libération sexuelle, voila que débarquent des jeunes gens "parfaits" physiquement parlant, arrachés à leur arche spatiale cachée dans la queue de la comète (toute imagerie sexuelle est ici clairement voulue, y comprise celle du spermatozoïde, de la graine de vie future qu'on sait être les débris de glace qui parcourent notre système solaire) et qui se réveillent avec une faim insatiable, sur Terre.
Comment oublier les premières images dans l'espace, cette navette spatiale modifiée avec un moteur Nerva qui existe bel et bien, cette mission anglo-américaine, la découverte des chrysalides et de ces corps nus, humains, si près et si inaccessibles ?
Comment oublier le réveil de Mathilda May, la femme parfaite et de ses déambulations, nue, dans un centre spatial anglais qui semblait déjà totalement à l'Ouest dans les années 80 ?
Comment oublier la folie qui s'empare de Londres, de la paranoïa qui est justifiée, le feu, l'enfer, d'où va naître une nouvelle vie, l'arche déployant des ailes énormes, en orbite de la Terre pour recevoir cette énergie vitale, résultant d'une moisson sur des millions de personnes ?
Non Lifeforce n'est pas un nanar. Ce n'est pas seulement la superbe, et alors à peine majeure, Mathilda May qui n'aura pas coûté bien cher en costumière, sachant que la majorité du budget du film s'est envolé avec les décors et costumes des premières minutes du film (dans sa version cinéma, car il existe une version longue, à voir par curiosité, mais effectivement bien trop versée dans le SM et les relations étrangers entre certains personnages, on bénéficie d'un début sans les écritures du générique, mais on perd en efficacité, en rythme).
Pour moi c'était une excellente surprise, un film vu au cinéma qui a largement compensé les grosses déceptions qu'on été Krull et Dune sur la même période.
Navette HMS Churchill au 1/288 du film LIFEFORCE en hommage à Tobe Hooper (1943-2017) pour son film
Grande émotion en 1986 pour moi en allant voir Lifeforce au cinéma. Pas seulement à cause de Mathilda May continuellement dévêtue, mais aussi à cause de la scène d'intro, magnifique, présentant cette navette spatiale américaine modifiée, qui fonce vers la queue de la Comète de Halley. C'est une maquette de Navette Spatiale US modifiée pour correspondre à cet engin d'exploration spatiale de l'espace profond que j'ai présenté le 27 août 2017 dans cette vidéo :