
Nosferatu est une fable gothique, l’histoire d’une obsession entre une jeune femme tourmentée et le terrifiant vampire qui s’en est épris, avec toute l’horreur qu’elle va répandre dans son sillage.
Présentation de Philippe Lemaire
Après visionnage de la version 2024 de Nosferatu, mon avis est mitigé.
Il y a de bonnes choses dans cette approche, et d'autres qui m'ont laissé sur ma faim.
Ainsi, la reconstitution de la petite ville allemande est particulièrement soignée, de même que l'aspect intérieur du château du vilain pas beau. L'affubler d'une grosse moustache et de quelques rares mèches de cheveux longs est bien vu aussi, car ça lui donne un faux air d'un Vlad Tepes défraîchi, et c'est, de plus, conforme aux descriptions de Stoker dans Dracula.
Les effets spéciaux sont modernes et souvent réussis, le jeu des acteurs est solide.
En revanche, je ne vois pas l'intérêt d'avoir repris les noms donnés par Murnau aux personnages. Il eut été préférable de les affubler de leurs "vrais" noms, soit ceux que leur avait donné Stoker, puisqu'il s'agit d'une énième version cinématographique de son roman Dracula.
Si les décors de la ville où va sévir le vampire sont soignés, on ne peut pas en dire autant des aspects extérieurs du château du monstre, ou de la scène montrant des Roumains dénicher et détruire un vampire (un public non averti risque de ne pas comprendre certains éléments de cette scène, comme l'utilisation d'une vierge montée sur un cheval blanc).
Avoir zappé le fait que le vampire communique sa malédiction à ses victimes me semble aussi discutable, même si Murnau (Nosferatu de 1922) avait pris la même option. Alors qu'on ne fait que deviner l'aspect du vampire pendant une bonne partie du film, la scène finale - véritablement gore - va à l'encontre de ce choix, ce qui ne me semble pas judicieux.
Enfin, moi qui connais tout de même un peu le sujet (j'ai écrit 15 livres traitant de ces maudites sangsues), je ne peux que déplorer qu'une fois de plus, le vampire soit présenté comme un revenant de corps, alors que l'hypothèse qu'il s'agisse d'un fantôme se matérialisant me semble plus crédible, et du coup plus terrifiante. À ma connaissance, cette hypothèse n'a jamais été retenue par les cinéastes, et ce ne sera donc toujours pas pour cette fois.
Il y a de bonnes choses dans cette approche, et d'autres qui m'ont laissé sur ma faim.
Ainsi, la reconstitution de la petite ville allemande est particulièrement soignée, de même que l'aspect intérieur du château du vilain pas beau. L'affubler d'une grosse moustache et de quelques rares mèches de cheveux longs est bien vu aussi, car ça lui donne un faux air d'un Vlad Tepes défraîchi, et c'est, de plus, conforme aux descriptions de Stoker dans Dracula.
Les effets spéciaux sont modernes et souvent réussis, le jeu des acteurs est solide.
En revanche, je ne vois pas l'intérêt d'avoir repris les noms donnés par Murnau aux personnages. Il eut été préférable de les affubler de leurs "vrais" noms, soit ceux que leur avait donné Stoker, puisqu'il s'agit d'une énième version cinématographique de son roman Dracula.
Si les décors de la ville où va sévir le vampire sont soignés, on ne peut pas en dire autant des aspects extérieurs du château du monstre, ou de la scène montrant des Roumains dénicher et détruire un vampire (un public non averti risque de ne pas comprendre certains éléments de cette scène, comme l'utilisation d'une vierge montée sur un cheval blanc).
Avoir zappé le fait que le vampire communique sa malédiction à ses victimes me semble aussi discutable, même si Murnau (Nosferatu de 1922) avait pris la même option. Alors qu'on ne fait que deviner l'aspect du vampire pendant une bonne partie du film, la scène finale - véritablement gore - va à l'encontre de ce choix, ce qui ne me semble pas judicieux.
Enfin, moi qui connais tout de même un peu le sujet (j'ai écrit 15 livres traitant de ces maudites sangsues), je ne peux que déplorer qu'une fois de plus, le vampire soit présenté comme un revenant de corps, alors que l'hypothèse qu'il s'agisse d'un fantôme se matérialisant me semble plus crédible, et du coup plus terrifiante. À ma connaissance, cette hypothèse n'a jamais été retenue par les cinéastes, et ce ne sera donc toujours pas pour cette fois.